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| Mon caca est |
La Scatophilie : Condition qui consiste à aimer ses excréments au point de vouloir se coucher dedans, leur vouer un culte, les admirer. Certains même trouvent ça sexuellement excitant.
La Coprophagie : Condition qui consiste à manger ses propres excréments.
En général, on considère la scatophilie plutôt comme des maladies mentales. Mais certains aiment vraiment ça dans leur pratique sexuelle, c'est leur choix. Néanmoins, comme dirait l'adage "on ne joue pas avec le ... caca".
Manger des excréments est sans surprise très dangereux dus aux risques liés aux infections bactériennes surtout si en plus ces excréments appartiennent à son/sa/ses partenaire(s). Ces risques incluent également des hépatites ou encore des parasites intestinaux. Les risques sont encore plus grand pour ceux présentant un système immunitaire plus affaibli (Sida, corticoïdes, immunosuppresseurs,...).
Si je peux me permettre un conseil : NE FAITES PAS CA !
J'ai trouvé un ouvrage très intéressant sur la psychologie de la coprophagie - Nouvelles perspectives en sexoanalyse Par Claude Crépault, joseph Levy - et je me permets de ne mettre que quelques extraits illustratifs ou point important pour nous permettre de mieux comprendre :
"Sur le plan clinique, la coprophagie est le plus souvent associée à une psychopathologie (psychose, démence, pica, schizophrénie- ou à une déficience intellectuelle [...]. Chez les sujets exempts de psychopathologie notable et non déficients, les actes et les fantasmes coprophiliques (par exemple s'exciter en se faisant déféquer sur le corps), incluant la coprophagie, sont interprétés soit dans la lignée du masochisme, soit dans celle du fétichisme."
"Les expériences de séparations répétées avec la mère doublées de l'absence du père ont possiblement créé le terrain favorable au développement de cette fétichisation. Rétroinjecter ce qui est éliminé permet de reprendre le contrôle sur la perte (perte du contrôle, perte d'une partie de son corps, perte des parents)et de stabiliser un équilibre narcissique fragile. C'est une l'une des interprétation que propose Tarachow (1066) [...]. Chez Charles, deux évènements ont précipité l'éclosion puis l'amplification de ces scénarios et actes coprophages : le décès de sa mère lorsqu'il avait 19 ans et un état dépressif associé à un arrêt de travail forcé par un accident."
"Ne pouvant plus travailler et sauver des vies, il perdait en quelque sorte son sens de vivre. Sauver, sauvegarder redevient possible en ingérant l'excrément perdu. L'expérience clinique a montré que la déviance sexuelle manifeste ou pervers survient souvent à la suive d'expériences de perte et de déstabilisation émotive, notamment la mort d'un des parents, comme si ces expériences constituaient la bougie d'allumage à un volcan jusque-là dormant. [...] C'est comme un rêve éveillé qui surgit aux moments de tension débordante et de vécu affectif douloureux, révélant alors le pouvoir de cette représentation de détourner l'attention du conflit insoutenable et pénible."
"La merde (sic) tient donc lieu d'objet transitionnel fétichisé : il a une valeur érotisante et l'objet maternel qui représente n'a pu être introjecté, d'où son nécessaire maintien."
"Tarachow (1966) soutient que ces manifestations dépeignent une relation ambivalente à soi et l'autre, dans la mesure où - manger détruit, mais permet également de préserver".
Source : Nouvelles perspectives en sexoanalyse Par Claude Crépault, joseph Levy
Libellés : Problème de caca